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L’arbre a L’envers

Lectrices, Lecteurs, salut !

Aujourd’hui, j’ai ouvert une enveloppe, un peu distraite, en pensant à autre chose. Et un livre vert et rose (couleurs de l’école de samba Mangueira, êpa !) a glissé dans mes mains.
Ma fille était là et elle a ouvert de grands yeux.
Alors, je le lui ai donné et elle m’a demandé une dédicace.
Elle dit toujours qu’elle est toujours la dernière à avoir une dédicace…
Je me suis assise pour le lui dédicacer et je l’ai feuilleté. Un peu pressée, je devais sortir avec son frère faire des trucs administratifs. Je suis tombée sur une illustration où la grand-mère tient sa petite-fille sur ses genoux. Ça m’a pris au ventre. Et en écrivant, j’ai pensé à ce que cette histoire racontait.
A mes parents. Aux leurs. Au sitio. A mes enfants. A mes frères. Mes nièces. A la vie et à la mort.
Et une émotion à laquelle je ne m’attendais absolument pas est montée.
Et quand mon fils m’a demandé si ça allait, sa sœur qui me faisait un abraço a dit:
« Elle pleure mais c’est pas exactement de la tristesse. C’est plus de la saudade, hein, maman? ».
Oui, la saudade…
Saudade de ce lieu que mon père a bâti et aimé si fort, des meubles qu’il collectionnait, des armes sur les murs, des tableaux partout, saudade de ce jardin immense où je glissais du lait dans les gosiers affamés des oisillons dont j’avais découvert les nids dans les hortensias (je pensais à cette époque que le lait était bon pour TOUS les bébés), des eucalyptus qui se balançaient sur le lac, des chevaux, des chiennes, du flamboyant où mon frère est tombé en glissant du toit alors que mon cœur de l’autre côté de l’Atlantique s’arrêtait de battre, de mon autre frère tenant mon fils riant aux éclats dans ses bras pour le jeter dans la piscine, des poissons qui écoutaient de la musique classique, de la bibliothèque de ma mère, de cette atmosphère de joie de vivre qu’elle créé partout où elle passe, du café de ma grand-mère… Et tant d’autres images, sons, parfums…

L’espace d’une dédicace, j’étais à nouveau là-bas.
J’ai écrit ce texte quand j’ai su que la maison allait être vendue sans que je l’aie revue.
Que c’était fini, je ne pourrais plus y retourner.
Que ma fille n’en aurait aucun souvenir.
Et qu’il ne m’en resterait que les miens.
J’ai écrit ce texte pour que tout cela continue à vivre.
Parce que je suis reconnaissante de tant de bonheur.
Parce que le bonheur passé n’est jamais passé…

Grâce à votre lecture.

Alors, que vive l’ARBRE A L’ENVERS !

Prenez soin de vous…
P.A.
P.S. ET MERCI, PRINCESSE CAM CAM, POUR TES  ILLUSTRATIONS: DELICATESSE ET EMOTION.

🪶Abonnez-vous à ma newsletter mensuelle Écrire comme on respire. On y parle des Éveilleurs, du processus d’écriture, des lecteurs…
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32 commentaires

Tom 3 novembre, 2013 - 10:04 am

Chère Pauline,
Ton message m’a énormément touché et il a escaladé mon corps jusqu’à en rester bloque dans ma gorge, et ce qui a pu passer m’est resté au bord des yeux.
J’ai hâte de découvrir ce petit livre et je t’envoie aussi tout plein de bonheur souriant pour te dire merci
Je serais toujours la pour te lire, et bien plus
A très vite
Tom

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:26 pm

Cher Tom !

J’adore quand tu as le cœur au bord des yeux

Emeline 3 novembre, 2013 - 1:08 pm

Tu as vraiment un don. Je n’ai jamais vu cette maison et pourtant l’espace de ce message j’y étais.
J’ai aussi connu une maison pleines de souvenirs heureux et que je ne reverrais jamais. C’était la maison de mes grands-parents et à la mort de mon grand-père, elle était devenue trop grande pour
ma grand-mère et elle l’a vendu.
Alors je fais comme toi, cette maison existe toujours dans mes souvenirs et je sais qu’elle y sera toujours.
Merci pour ton émotion et ta sincérité.
Emeline

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:30 pm

Emeline…

Merci merci…

C’est ça la magie de l’écriture et de la lecture: ma maison devient la tienne !

Les souvenirs s’activent et se renforcent parce que nous nous souvenons, disent les scientifiques. Peut-être aussi se chuchotent-ils des choses les uns aux autres dans le creux de nos rêves
collectifs?

A bientôt j’espère

P.A.

Misuto 3 novembre, 2013 - 3:47 pm

Chère Pauline,
Émotion, nostalgie de ce qui est perdu et qui ne vit plus que dans les souvenirs. Mais qui reste là, toujours.
Merci pour ce magnifique message, et bonne écriture,
Misuto

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:31 pm

Oui, toujours, et le ssouvenirs, comme les rêves, ne sont pas rien.

Pas du tout…

Mais tu le sais, n’est-ce pas?

P.A.

Laurelaï 3 novembre, 2013 - 4:15 pm

C’est difficile de mettre des mots sur ses sentiments lorsqu’on est pas totalement dedans, ou alors lorsqu’on y est plongé trop profondément, au point même de s’y noyer.
On n’arrive pas à les écoutés, à les saisir, à les comprendre, les accueillir et en faire nos amis.
Alors ils nous font mal, nous submergent sans que nous puissions les contenir, sans que nous ne puissions rien faire d’autre que de les subir.
C’est comme une horrible cacophonie qui monte à la tête, insupportable.
Besoin de temps.
Ce temps qui m’échappe et me poursuit pourtant, promesse d’une vie riche et longue.
Alors j’attends et me laisse submergée.
Ils se transforment en larmes durant ce temps et le seul mot qui me parvient alors est celui-ci: Merci.

Merci à toi, Pauline, pour tes mots et tes souvenir, merci de partager tout cela avec nous.

Garde-toi.
Laurelaï
Virginie.

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:43 pm

Oui oui ! Riche riche, la vie.

Le temps, chhut, il faut le prendre ! Hop ! S’y frotter, le caresser et se laisser aller…

Namarië !

P.A.

Laurelaï 3 novembre, 2013 - 4:19 pm

PS: Peut-être pas si horrible, finalement, cette cacophonie. Peut-être seulement une douce symphonie.
Surement une douce symphonie.

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:44 pm

YEEEEESSSSS !!

 

Miu 3 novembre, 2013 - 5:05 pm

Oh Pauline! Je suis au bord des larmes…
Cet article me donne envie de pleurer. C’est beau. L’espace d’un instant, j’ai été avec toi dans cette maison, dans ce jardin qui semble tellement magnifique. Avec toi, à travers tes Mots. Merci

J’ai tellement hâte d’avoir l’Arbre à l’envers entre mes mains, maintenant, encore plus que d’habitude. Vivement le 6 novembre.
A bientôt
Camille.

Pauline Alphen 14 novembre, 2013 - 10:46 pm

Ah Miu…

Quand vous pleurez, quand vous pleurez, aie aie, quand vous pleurez…

Valériane C. 5 novembre, 2013 - 1:45 pm

Le passé n’est pas toujours rose mais le bonheur est toujours ce qui reste à la fin, les souvenirs empêchent qu’il s’efface et les mots lui rendent hommage, lui redonnent une parcelle de vie et ils
permet de le partager avec les autres pour qu’il ne s’efface pas et qu’il reste dans les mémoires.
Valériane =)

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 10:53 pm

Ouiiiiiiiiiiiiii ! ! ! ! ! !

Ipiu 14 novembre, 2013 - 9:06 pm

Autant d’émotion dans ce billet de blog que dans le livre lui-même :’)
Merci, encore et toujours, pour tes mots. Pour ta présence, ici, ailleurs, avant, après… Et parce que « le bonheur passé n’est jamais passé » 🙂
Je te fais un abraço à distance (bon, ça ne rend pas pareil mais le cœur y est ;-)) et te dis à très bientôt.
Namarië 🙂

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 10:59 pm

Si si, les abraços à distance ça marche !!!

J’ai développé une capacité phénoménal à recevoir les abraços quelque soit la distance

Garde-toi bien (et bosse hein?) !

P.A.

Olivia 18 novembre, 2013 - 2:29 am

Bonjour Pauline,
Je viens de tourner la dernière page du Passage. Enfin, la dernière page… Je me suis fait avoir par les chroniques et le lexique, je pensais qu’il me restait une 20ène de pages, et pouf ! Fini.
D’abord, je suis désolée d’avoir mis tant de temps ! Je dois dire que depuis que je travaille (depuis 2 petits mois… je mets de l’argent de côté pour les études.) je n’ai pas autant de temps qu’au
lycée. Et entre les lectures en cours, les différents trucs, choses, bidules à faire, et le tome précédent des Eveilleurs à relire, j’ai mis plus de temps que prévu. Bien plus qu’à mon habitude.
Mais enfin, mon voyage est finalement accomplis, et me voilà de retour de Salicande, la tête vaguant encore un peu sur la colline aux Menhirs.
Quel beau voyage tu nous as offert là Pauline. Quel beau, merveilleux, magique voyage. Je me fais surprendre, volume après volume, de l’évolution des Eveilleurs. Quand je repense au tout premier,
Salicande, la première découverte, la première lecture, le premier voyage… Comme il a évolué! Comme il s’est transformé! Je découvre un monde de plus en plus complexe, de plus en plus profond,
doux, coloré, transparent, vif et frais, calme et tendre, lumineux, poétique… Tant de poésie dans tes mots Pauline. Je m’arrêtais parfois, simplement pour revivre une phrase, goûter les mots, les
mâcher, en extraire le jus, les avaler tout rond, juste pour essayer de capturer, de saisir leur essence. Tu sais, ce moment où les mots te traversent et tout un monde, des pensées, des sensations,
des images, des odeurs, te percutent, avant de s’effacer aussitôt ? Alors tu relis les mots, encore et encore, parce que tu n’as pas eu le temps d’identifier toutes les sensations, d’identifier ce
que ça t’inspire, et que tu voudrais te replonger dedans, remonter jusqu’à leur source et t’immerger dedans, à la source même des mots. L’imagination ? Mais je crois que je m’égare ahah.
Tant de poésie donc. Je crois d’ailleurs que pendant que je lisais dans le métro, je me suis arrêté pour noter une phrase, tant je l’avais trouvé belle et inspirante. Je la cherche… ah ! La voilà !
« L’aube déshabillait la nuit de ses doigts délicats. » Raah, je la trouve superbe !
La trame en elle-même à présent. Ça m’intriiiiiigue ! Ça m’intrigue de plus en plus ! J’ai l’impression d’obtenir des réponses mais que de plus en plus de question se posent. Mais pas dans le sens
« ça s’emmêle et on y comprend plus rien », plutôt comme si… au lieu de voir les fils de la trame se re-nouer aussitôt défait (d’où l’effet « mais-qu’est-ce-qui-se-passe-on-comprend-rien-ici »), on
découvrait simplement qu’il y a d’autres pelotes cachées derrière. Mais malgré tout, tout s’emboite, et coordonne, même si tant de choses demeurent flous. On comprend finalement ce qui s’est passé
lors du tournoi. Même si, pour ma part, je ne m’en suis toujours pas remise. Je me battais pour repousser les tentacules à chaque mention de Bahir ou d’Eben. Et lors du dernier chapitre, lorsque
que Jwel se retrouve face à eux, j’ai rendu les armes, et recommencée à pleurer.
Je suis si heureuse de revoir Sierra, j’espère (dis-moi !) que Jad la trouvera dans le prochain tome… et surtout qu’il la ramènera. Je meurs d’impatience de voir la confrontation Claris-Sierra.
Mais ce que je ne comprends pas… la mission de Sierra, en partant dans les Limbes, était bien d’empêcher « quelque chose » de rentrer ? Mais à la fin de l’équinoxe (ou du Solstice? Fichtre !
J’oublie sans arrêt !), ce quelque chose ne pouvait plus rentrer n’est-ce pas? Et Sierra dit elle-même que si elle avait voulu, elle aurait pu rentrer à l’appel d’Eben et des jumeaux. Pourquoi
est-elle restée alors ? Ne pouvait-elle pas rentrer, et attendre le prochain moment de passage pour bloquer ce qui désirait entrer et qui a tué les Gardiens?
J’ai particulièrement adorée la découverte du peuple des Arbres. Ils sont passionnants, autant par leur dons que par leur nature. La façon dont tu les as différenciés des « empathes » communs est
très intéressante, la description de leurs différents dons, de leurs perceptions individuelles, et leur vie en communauté… j’ai adoré le lire. Ce qu’ils ont apportés à Salicande, et même aux
Eveilleurs, est énorme. Ça a fait tout basculer dans un autre registre plus mystérieux et en même temps pas tant que ça puisque c’est justement l’idée non ? Que les « dons » d’empathie, ou de
télépathie, ne sont pas si « mystérieux » que ça. J’aime cette idée.
Et j’aime à quel point le monde de Salicande est palpable. C’est un monde.. que j’allais qualifier de « meilleur » que le nôtre, mais après tout, il a ses propres défauts. Ce que je veux dire,
c’est qu’il est si semblable au nôtre, et pourtant si différent. La possibilité que nous, notre monde, en arrive à ce point là, est si palpable. Je le ressens à chaque fois que je lis les
Chroniques de Bahir. Ça me fait beaucoup trop réfléchir ahahah.
« Ce que Jors a mis en place fonctionne,
Peut-être parce qu’il s’agit d’un petit village de deux cents âmes »
« Jors voulait revenir à une vie à taille humaine »
Est-ce qu’on peut trouver l’équilibre entre une vie tendu vers les échanges mondiaux, possibles grâce au virtuel, à internet.. et la vie à «échelle humaine » qui nécessite un ancrage dans le « réel
»? C’est typiquement le genre de débat dans lequel m’a entrainé le Passage alors que j’étais en pause repas. La concentration au moment de la reprise du travail n’était pas vraiment au
rendez-vous…
Je n’ai pas été particulièrement dérangé par l’absence de Claris. Disons qu’on avait déjà beaucoup à penser avec ce que tu nous as donné !
L’approfondissement du personnage de Merlin m’a beaucoup plu également ! C’est fou ce qu’on s’attache à ce petit bout. J’ai hâte de savoir ce qu’il nous réserve… En parlant de Merlin (ahahah, on
dirait une expression!), je n’ai pas vraiment envie que Blanc-Faucon quitte Salicande, je me suis beaucoup attaché à lui également. Et Dieu que j’ai ris pendant la fête du temps vert ! Ys qui ne
pouvait pas s’empêcher de dire tout ce qui lui passait par la tête, complètement hilare et désinhibé, c’était à mourir de rire :’D
Et enfin Chandra et Blaise ! Je veux que ces deux-là cessent de jouer aux enfants et finissent par se mettre ensemble une bonne fois pour toute! D’accord, parfois Blaise manque sérieusement de tact
et de maturité, et je comprends que Chandra soit agacée par son nombrilisme occasionnel mais il faut qu’elle arrête de réagir aussi excessivement ! Surtout que, avouons-le, Blaise est génial !
Oh là là, je crois que je me suis un peu laissé aller au niveau de la longueur du commentaire… Désolée !
Merci encore pour ce fantastique voyage Pauline, j’ai déjà hâte de repartir, et ma curiosité envers le Nomadstère est déjà toute éveillée.
J’espère que vous allez bien et que vous prenez le temps de vous reposer (avec ce temps de Temps Blanc c’est bien le moment ! Sous une couverture chaude avec une bonne tasse de Chocolat chaud
!),
A bientôt (le dernier jour du salon de Montreuil normalement ! Le Lundi),
Olivia.

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:23 pm

Ah, Olivia, on ne s’éait pas encore vues quand tu as écrit ça…

D’abord, je ne sais pas pouquoi l’éditrice ne veut plus mettre « fin du volume IV » à la fin du récit, pourtant je l’ai demandé. Je le redemanderai… Parce que « pouf » quand même c’est pas cool

Ne t’excuse plus jamais, d’accord? De travailler, de ne pas lire tout de suite, de rien. Tu es l’une des passagères de cette barque éveillée qui va à son rythme. Les livres attendront s’il le
faut.

Et puis, dis, si tu les mâches, les goûtes, les extrais, les avales et les captures… Si tu te fais cannibale, chasseuse, collectionneuse, ceuilleuse, gastronome, plongeuse… Moi je peux bien
attendre, hein? Même pas peur ! Tu ne t’égares pas du tout. C’est un merveilleux cadeau de recevoir vos ressentis avec cette spontanéité et cette générosité. C’est du moteur, du pain, du sel, de
la terre.. Pff, ça fait un bien !

Je ne peux rien te dire de la mission de Sierra, bien sûr, ni des raisons bonnes ou mauvaises de ses choix. Pas encore, bientôt…

L’empathie, la télépathie et plein d’autres « ie » existent bel et bien, à mon sens. Nous les avons tous expérimentés, nous les expérimentons sans en avoir conscience. Ils ne demandent qu’à être
développés.

C’est une des questions qui m’intéressent: comment concilier le virtuel (une forme de magie après tout) et le réel (qui contient sa propre magie), la mondialisation et l’humain, le grand et le
petit… Tu l’as très bien cernée.

Quant à Blaise et Chandra, j’ignore ce qu’ils nous réservent. J’ai ma petite idée mais ils n’en font qu’à leurs têtes. Je me demande ce que ces deux-là nous réservent…

Bon, et pour finir, je n’ai pas du tout trouvé ton commentaire trop long !! Lâche-toi OLIVIIIIIAAAA!!!

Et garde-toi bien en ce Temps Blanc qui propose de la longueur de temps, du doux, du rentré, du gras (ben oui), des lectures et tout ce qui fait du bien à l’âme…

P.A.

Olivia 18 novembre, 2013 - 2:32 pm

Re-bonjour,
C’est encore moi ! Après avoir posté mon commentaire je suis allée farfouiller un peu au début du blog (2010 ! Cela fait 3 ans que je vous suis ici ! C’est fou hein ? Merci encore pour cette
opportunité, c’est un contact si précieux..), Et en 2010 justement, nous avions eu une discussion sur le métier d’écrivain, sa difficulté etc…
Et je me suis dit que ça serait sympa de vous tenir au courant de ce qui c’était passé pour moi au niveau de l’orientation. Je finissais ma 3ème à l’époque, et j’ai passé mon bac en juin dernier
(ça fait un bon bout de chemin partagé partagé hein?  )
Les épreuves se sont très bien passées, j’ai décroché mon bac avec mention sauf que contrairement à mes camarades, je ne me suis inscrite dans aucune fac/école/etc, et j’ai décidé de travailler un
an pour mettre de l’argent de côté et financer mon école l’an prochain. Une école d’art. Je n’ai donc pas abandonnée  J’ai décidé, malgré les mises en garde de mon entourage (autant face à «
l’insécurité d’un tel emploi » qu’aux risques d’arrêter ses études en route sous peine de ne jamais les reprendre. Ce qui peut être vrai.. quand on ne poursuit pas une passion), de prendre la voie
« difficile » mais je me rassure en me disant que si je réussis, c’est celle qui m’apportera le plus de bonheur et d’épanouissement.
Je me lancerai donc dès septembre dans cette école avec pour objectif un débouché en Bande Dessinée ou en Cinéma d’Animation (alias le vieux rêve de petite fille : travailler à Disney).
L’écriture n’est pas abandonnée pour autant ! Elle reste dans un petit coin de ma tête, en attendant qu’elle prenne tant de place qu’elle recouvre tout le reste !
Voilà, désolée pour cet hors sujet personnel,
A bientôt, Olivia.

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:35 pm

Oh la la, vu comme ça: de la troisième au début de la vie active, c’est vertigineux ! C’est vraiment un cadeau inattendu  et précieux de cette aventure des Eveilleurs, cette chance de vous
accompagner sur un bout du chemin.

N’abandonne surtout pas, c’est un choix courageux que de travailler pour financer ses études. Un an, ce n’est rien, cela passe à toute vitesse. Et maintenant que je t’ai vue, j’ai le sentiment
que tu ne recules que pour mieux sauter. Et tu le dis très bien:on ne peut pas abandonner une passion sous peine de ne plus être soi même. Et de ça, il n’en est pas question, n’est-ce pas? Le
dessin d’animation n’a qu’à BIEN SE TENIR !!!!!

Merci pour ta confiance et COURAGE ET PERSÉVÉRANCE !!

P.A.

alexia 23 novembre, 2013 - 3:23 pm

bonjour pauline,
je voudrais savoir si tu serais présente au salon du livre de paris en mars 2014?
bonne continuation, alexia

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:36 pm

Bonjour ALexia,

Non, désolée, Hachette ne va pas au salon de Paris

P.A.

Princesse Camcam 2 décembre, 2013 - 2:13 pm

de rien!!!
merci c’est gentil!
votre texte est si beau.

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:39 pm

Nous nous sommes ratées à Montreuil !

Je n’ai pas réussi à décoller de mon siège où j’ai vu défiler tes dédicaces sur l’ARBRE avec envie ! J’étais jalouse de mes lecteurs, c’est un comble !!!!

J’espère que nous aurons l’occasion de nous croiser. Je veux absolument « mes » dédicaces sur nos livres!

La prochaine fois, on se rencarde !

Bonnes fêtes…

P.A.

marbot 7 décembre, 2013 - 4:57 pm

parfois il est bien de voyager … AILLEURS… a Salicande…on fait d’etranges rencontres…

mes meilleurs amities

marbot

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:40 pm

Marbot !

J’espère que tu vas bien depuis notre rencontre à TireLire !

Reviens me voir surtout, je suis trop fière de toi qui est parmi les plus jeunes lecteurs des Eveilleurs !

Joyeux Noël !

P.A.

Natacha 7 décembre, 2013 - 6:28 pm

Bonjour Pauline,
Je m’appelle Natacha,vous ne vous en souvenez peut être pas mais nous sommes rencontrer au salon du livre à Montreuil.
Merci pour c’est quelques minutes (trop courtes!) partagées avec vous.
Je vient de terminer Le Passage qui m’a replongé à Salicande, ce fût un vrai plaisir. J’ai beaucoup aimé cette phrase: « Les livres consolent, les livres accompagnent, les livres pressentent. » elle
est tellement vraie.
Maintenant j’attend la suite avec impatience.
Merci pour Les Eveilleurs.
Natacha

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:42 pm

Natacha !

Je me souviens oui !

Merci d’être venue sur le blog et que les livres continuent à t’accompagner !

A bientôt j’espère

P.A.

Miu 9 décembre, 2013 - 7:49 pm

Bonsoir Pauline.
Grâce au commentaire de Natacha, je viens de me rappeler que l’on avait parlé de ce blog à Montreuil, et je n’ai pas eu le temps de te laisser un commentaire depuis.
Un joli moment de Rencontre et de Partage, ce salon du livre.
Donc moi, en vrai, c’est Camille. On s’est vu quand tu étais arrivée en avance à la dédicace dimanche, l’après-midi.
Ma sœur jumelle et moi, on t’a fait dédicacer le tome 1 des Eveilleurs pour un ami qui s’appelle Lothaire, si tu te souviens. D’ailleurs je crois qu’il aime beaucoup.
Gabriel et Gabriel m’ont tout deux accompagnés dans le train du retour, et j’ai vraiment passé un moment magique grâce à tes Mots. Une rencontre rythmant un voyage. DES rencontres, plutôt. Et des
voyages, aussi. J’étais dans le train, mais j’étais aussi ailleurs, au Brésil.
Merci pour tes Mots, merci pour ces dédicaces. ♥
Et puis, je me demandais, est-ce que tu vas passer à Lyon un jour, pour un éventuel salon? Ça me ferait vraiment très plaisir.
A bientôt,
Camille, Miu.

Pauline Alphen 12 décembre, 2013 - 11:48 pm

Oui, Camille !

Merci de passer sur le blog me faire part de ta lecture de « Gabriel et Gabriel ». Je crois que l’ARBRE A L’ENVERS te plairait aussi. Un autre voyage dans le même pays, vers les racines et le
ciel… « G&G » est tellement autobiographique que cela me fait un plaisir particulier.

Reviens me voir surtout sur le blog, de temps en temps, tu veux bien?

Prends soin de toi, de vous

P.A.

 

 

uuu 12 mai, 2015 - 11:47 am

Lectrices, Lecteurs, salut !

Aujourd’hui, j’ai ouvert une enveloppe, un peu distraite, en pensant à autre chose. Et un livre vert et rose (couleurs de l’école de samba Mangueira, êpa !) a glissé dans mes mains.

Ma fille était là et elle a ouvert de grands yeux.

Alors, je le lui ai donné et elle m’a demandé une dédicace.

Elle dit toujours qu’elle est toujours la dernière à avoir une dédicace…

Je me suis assise pour le lui dédicacer et je l’ai feuilleté. Un peu pressée, je devais sortir avec son frère faire des trucs administratifs. Je suis tombée sur une illustration où la grand-mère tient sa petite-fille sur ses genoux. Ça m’a pris au ventre. Et en écrivant, j’ai pensé à ce que cette histoire racontait.

A mes parents. Aux leurs. Au sitio. A mes enfants. A mes frères. Mes nièces. A la vie et à la mort.

Et une émotion à laquelle je ne m’attendais absolument pas est montée.

Et quand mon fils m’a demandé si ça allait, sa sœur qui me faisait un abraço a dit:

« Elle pleure mais c’est pas exactement de la tristesse. C’est plus de la saudade, hein, maman? ».
Oui, la saudade…

Saudade de ce lieu que mon père a bâti et aimé si fort, des meubles qu’il collectionnait, des armes sur les murs, des tableaux partout, saudade de ce jardin immense où je glissais du lait dans les gosiers affamés des oisillons dont j’avais découvert les nids dans les hortensias (je pensais à cette époque que le lait était bon pour TOUS les bébés), des eucalyptus qui se balançaient sur le lac, des chevaux, des chiennes, du flamboyant où mon frère est tombé en glissant du toit alors que mon cœur de l’autre côté de l’Atlantique s’arrêtait de battre, de mon autre frère tenant mon fils riant aux éclats dans ses bras pour le jeter dans la piscine, des poissons qui écoutaient de la musique classique, de la bibliothèque de ma mère, de cette atmosphère de joie de vivre qu’elle créé partout où elle passe, du café de ma grand-mère… Et tant d’autres images, sons, parfums…

L’espace d’une dédicace, j’étais à nouveau là-bas.

J’ai écrit ce texte quand j’ai su que la maison allait être vendue sans que je l’aie revue.

Que c’était fini, je ne pourrais plus y retourner.

Que ma fille n’en aurait aucun souvenir.

Et qu’il ne m’en resterait que les miens.

J’ai écrit ce texte pour que tout cela continue à vivre.

Parce que je suis reconnaissante de tant de bonheur.

Parce que le bonheur passé n’est jamais passé…

Grâce à votre lecture.

Alors, que vive l’ARBRE A L’ENVERS !

Prenez soin de vous…

P.A.

P.S. ET MERCI, PRINCESSE CAM CAM, POUR TES ILLUSTRATIONS: DELICATESSE ET EMOTION.

toulon champion 12 mai, 2015 - 2:32 pm

se livre est bien il ma bien plus car je les lu deux fois

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